"Un Coeur en sucre" est le nom de mon roman jeunesse, réalisé en collaboration avec la magique illustratrice Marty Crouz. Nous démarchons des maisons d'édition Françaises et maintenant Canadiennes. Un bon retour de l'une d'entre elle d'ailleurs, nous attendons donc la suite..si il y en a une..on croise les doigts.
Je vous laisse avec quelques illustrations et le tout début de cette histoire....
Un Cœur en sucre
Rue de l’Amour, bonjour
47 Rue de l’Amour, voilà où j’habite. C’est un nom de rue qui sonne bien et donne des ailes, on se dit que tous les habitants doivent filer le parfait amour ou vivre un bonheur immensément grand pour habiter une rue pareille.
J’arpente cette rue matin et soir et je regarde fixement les numéros, toujours les impairs, les pairs je n’aime pas ça, ça porte malheur.. Une de mes idées saugrenues perchée dans le haut de ma caboche de jeune blondinette seule et mélancolique. J’habite au dernier numéro impair du paradis du cœur dans un appartement assez petit mais bien assez grand pour ce que j’y ai à mettre..
Comme tous les matins, le réveil m’arrache d’un sommeil devenu paisible seulement à la venue de l’aube. Un vrai calvaire, ce sommeil.. rien ne m’endort, rien à faire, je crois que ce sera résolument comme ça jusqu’à ce que « le sommeil sans retour » ne me frappe.. J’entrouvre la porte fenêtre de ma terrasse pour laisser sortir Léon. Ce bon vieux matou aux airs ronchons et attendrissants. Je m’assoie sur cette vieille chaise grinçante et j’observe en buvant mon café, « la Place aux Peupliers » juste devant moi. Il y a toujours quelque chose à regarder, entre Monsieur Gustave le concierge ramassant les déchets laissés des soirées un peu trop arrosées ou Madame Lucienne, femme de ménage de son grade qui astique les bancs comme de vrais chandeliers précieux… Je me suis toujours demandé si cette femme n’était pas un peu dérangée et pourquoi elle prenait comme mission de la plus haute importance la propreté de ces bancs publics…
C’est calme le matin, j’aime bien ce moment-là, ça me permet de me réveiller tout doucement. Mais pourtant, je n’ai encore qu’une seule chose en tête, le rêve que je fais chaque nuit. Je suis poussée par une force qui me dit de me rendre au « Rocher au mille couleurs » et de respirer l’air qui sent le sel. « Quelle idée saugrenue » vous me direz… mais vous ne savez pas tout sur moi.